
CLOTILDE
WUTHRICH

Exposition Materia ©Bétant/La Ferme des Tilleuls (2022)
« C'est sans doute l'un des plus jeunes métiers du monde. Il y a cinquante ans, commissaire d'exposition, cela n'existait quasiment pas. Rassembler des artistes selon le bon plaisir de sa pensée, organiser des expositions comme des points de vue sur le monde ? Très peu l'avaient envisagé, et nul n'en avait fait son métier. Il fallut attendre le Suisse Harald Szeemann et les années 1960 pour que s'invente ce rôle. Les Français lui donnèrent un nom triste d'autorité policière, les Anglo-Saxons le titre à peine plus doux de curator, qui gagne peu à peu les faveurs. Francisé en curateur, il signifie en latin "celui qui prend soin" » (Emmanuelle Lequeux)
C'est avec joie que, depuis plus de 10 ans, je pratique une activité de curatrice d’expositions dans les domaines culturel et scientifique et ceci au service de projets indépendants ou de petites et grandes institutions (Musées et galeries d'art, festival, centres culturels, ateliers d’artistes, associations, universités, centres de formation pour adultes, hôpital psychiatrique, centre d’accueil pour handicapés).
Ce que j'aime par dessus tout, fidèlement à l'étymologie du terme curateur·ice, c'est prendre soin d'un projet et l'accompagner, en collaboration avec ses artistes et les autres acteur·ices nécessaires à sa bonne réalisation. Cette dimension collaborative - je devrais dire coopérative, au sens de la muséologie coopérative de Michael M. Ames - est pour moi essentielle: non pas faire autorité ni parler pour les autres mais faire se rapprocher, coopérer, les activités curatoriales et artistiques - voire même les faire se confondre parfois -, à l'attention des publics d'un lieu.
